CENTRE CULTUREL JP FABREBUE du Du 26 Janvier au 06 Avril. Entrée libre du mardi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h.

Hostile à toute forme d’enfermement, Bernard Lachaniette navigue en solitaire, à contre-courants. Un voyage tout azimut, aux multiples escales, de l’ordre  de la fable, où l’humour et la fantasmagorie font face à la fureur du monde.
Dans toutes les disciplines artistiques qu’il a abordées en plus de cinquante ans, Bernard Lachaniette n’a eu de cesse que d’explorer des lieux de mémoire perdus. Ses premières peintures datent du milieu des années soixante.
L’oeuvre, délibérément protéiforme, s’inscrit en grande partie dans le mythe de la métamorphose. L’artiste y a opéré au cours du temps sa propre inventio, mettant en scène ses « Phantasia antidotes », territoires d’un énigmatique et tendre bestiaire.
Une mécanique savante et jubilatoire au service d’une épopée érotico-onirique, le tout orchestré par son alter ego : le Antidote . poisson, pilote, complice espiègle, de pulpeuses physiciennes à la bouche ronde, sirènes des sources et des piscines, hôtesses de l’eau et de l’air.

Après des études en architecture à l’École nationale des Beaux-Arts de Paris, B. Lachaniette entre à l’IDHEC (Institut des Hautes Études Cinématographiques). Auteur de scenarii et se destinant à la réalisation, il évoluera dans le milieu du cinéma pendant près de dix ans. Lassé des contraintes financières et des lenteurs administratives qu’impose le métier de cinéaste, il décide de se consacrer entièrement à la peinture, quitte Paris en 1981 et installe son atelier à Couzeix, près de Limoges (sa ville natale), où il travaillera pendant trente ans. Depuis 2011, il réside à Brive.
Bernard Lachaniette réalisera en 1980 dans les usines Leclair (Limoges), une centaine de petites sculptures en porcelaine sur le thème de la métamorphose.
Ses premiers émaux sur cuivre datent du milieu des années quatre-vingt. Lauréat de la IXe Biennale internationale de l’Émail en 1988, il organise cette même année à la DRAC de Limoges, en tant que commissaire d’exposition, la première rétrospective importante consacrée à l’émailleur limougeaud Léon Jouhaud (1874-1950).
Ses sculptures (taille directe, assemblages bois ou métal peints, bronzes... ), ont souvent fait écho à son travail de peinture.
Auteur de recueils parmi lesquels deux livres-sculptures avec mobile* : Précis de la pêche aux papillons, poèmes autobiographiques accompagnant une série d’estampes érotiques,
et Hypnose. Son oeuvre est présente dans de nombreuses collections publiques et privées.